La sorcière. Sa définition, ce qu’elle est ou n’est pas. Vous trouverez plusieurs définitions de la sorcière sur le net et finalement, mon article en sera une de plus, liée à certaines autres….

Cet article n’est pas là pour « remettre les choses à leurs places », mais pour exprimer ce que j’éprouve face aux diverses définitions et aux interrogations qu’elles font naître chez moi.

Une Sorcière, qu'est-ce que c'est ?

J’ai lu plusieurs choses en me promenant sur la toile, ou dans différents livres, au fil du temps. Des définitions qui je l’avoue, sont assez choquantes, tant elles sont empruntes de méchanceté, dont la source n’est que l’absence de connaissances, et le pouvoir de croyances fermées et sectaires est plus que visible et pesant. 

A d’autres moments, les définitions seront souvent féministes, ou en tout cas considérées comme telles. 

Et pour moi…. Rien de tout ça n’est correct. Comprenez-moi bien, ce n’est pas une agression ni un jugement. Je me fiche pas mal de savoir comment la cartomancienne du coin se considère. Je mets juste en avant une réflexion personnelle, que je vais bien entendu argumenter. Le droit de ne pas être d’accord avec moi vous appartient. 

La sorcière, ou le sorcier : Personne pratiquant la sorcellerie. La sorcellerie : Pratiquer des rituels de sorcellerie, ces derniers ayant pour but de modifier certains événements en fonction de ce que nous souhaitons. Point.  

La définition à laquelle j’adhère est relativement simple et courte, mais elle me semble surtout répondre à la logique, en réalité.

Les Sorcières Féministes.

Loin de moi l’idée de remettre en cause leur existence. Ce serait idiot. Ce que j’ai du mal à saisir en revanche, c’est pourquoi le féminisme est devenu presque la carte d’identité de la sorcière. Pour beaucoup, la sorcière est féministe. A un tel point qu’il m’est arrivée de lire des jeunes femmes dire être sorcières, et ne parler que de leur force en tant que femme, sans jamais évoquer la moindre pratique de sorcellerie. Lorsque vous les lisez, vous vous apercevez, parfois assez rapidement, qu’elles ignorent même la définition propre de la sorcellerie, qui bien que proche de celle de la magie, ne sont pourtant pas à confondre. 

Pour faire très court :

Les deux pratiques sont en lien, potentiellement, avec des entités. Mais :

La magie va viser l’élévation de l’âme, l’élévation spirituelle.

La sorcellerie vise à atteindre des buts bien plus terrestre : L’argent, le matériel etc. 

Donc concrètement, pour moi vilaine Angellyca super chiante attachée aux définitions, bon nombre de sorcières sur la toile sont en réalité magiciennes et non pas sorcières, voire elles ne sont aucune des deux. Elles sont juste parfois adeptes de la divination et font des tisanes dans des mugs en forme de chaudron, grandes élèves de Serpentard et autre Griffondor, avec des petits anges en porte clé. Je n’ai rien contre ça, je tiens à le préciser. Mais je ne retrouve toujours pas la définition de la sorcière. 

Je suis une féministe. Je le suis depuis l’âge de 13 ans et j’en ai 43. J’ai donc 30 ans de féminisme derrière moi, et sans prétention, je n’ai plus rien à apprendre sur la question. Le féminisme, c’est vouloir l’égalité entre les hommes et les femmes. Point. 
Si je suis parfaitement d’accord avec le fait que des sorcières soient féministes, je ne saisi en revanche pas le rapport entre les deux.
La sorcellerie est la pratique de rituels de sorcellerie, qu’est-ce que le féminisme vient faire là ? Ce n’est pas incompatible certes, c’est simplement à part parce que ça n’a aucun rapport. C’est ce détail, qui me semble de taille, qui me dérange.  

La Sorcière, une image de force et de pouvoir.

Aujourd’hui, la sorcière est plutôt une femme forte, ayant un pouvoir décisionnel certain sur sa vie. Pourtant, encore une fois, être forte et avoir du pouvoir sur sa vie n’a pas le moindre lien avec la sorcellerie. 
Être forte et avoir du pouvoir, c’est sur l’ensemble de l’existence que ça se manifeste, par voie de conséquence, l’étiquette de la sorcière n’est qu’un ajout pour souvent paraître encore plus forte. 
Sauf qu’à mes yeux, quand on est forte, on a pas besoin de faire des efforts, conscients ou non, pour avoir l’air forte. Ça se voit déjà.
Surjouer en ajoutant une identité de ténébreuse qui manie les énergies dans le but de modeler sa vie n’est en rien utile. Elle est même contradictoire : Une femme forte n’a pas besoin de pratiques rituelles si peu spirituelles dans le but de modeler sa vie. Une femme forte souhaite, elle se bat et elle obtient. Ou pas. Et elle est assez forte pour l’accepter. Elle avance avec sa force de travail, son intelligence, son courage et sa persévérance. 
Pour moi, la pratique de la sorcellerie serait plutôt la preuve d’une faiblesse, d’un travail à opérer à ce niveau là.

A l’inverse du travail de la magicienne, qui elle va chercher à s’élever spirituellement. En clair…. L’image de la sorcière n’est en réalité pas très belle à mes yeux et le signe de la nécessité d’un travail sur soi à effectuer de toute urgence.

Pardon. Je savais que même en écrivant le plus gentiment du monde, je ferais des mécontentes. J’en suis désolée.

Les étiquettes et autres cases.

Je comprends que les étiquettes et autres cases puissent agacer. Pourtant, certaines existent et sont pertinentes. Les sorcières, les magiciennes en sont. Les féministes aussi. Et en fonction de ce que nous sommes, nous n’entrons pas dans toutes, même si c’est pourtant un souhait. Et vous savez, c’est pas si grave les cases. Ça ne vous empêchera pas forcément d’exister et d’être vous. Sortez donc de cette croyance. Parfois on entre dans des cases et parfois non. A tire personnel, j’entre dans certaines cases et effectivement pas dans d’autres. Je m’en fous. Je suis qui je suis en fonction de mes pensées et pratiques, point.

Exemple :

Je tire les cartes. Je suis une cartomancienne. 
Je ne tire pas les cartes. Je ne suis pas une cartomancienne. 

De la même façon, je pratique la sorcellerie je suis une sorcière, je pratique la magie je suis une magicienne, je ne pratique aucune des deux, je ne suis donc aucune des deux. C’est juste de la logique. Sinon, à mes yeux c’est comme si quelqu’un me soutenait faire son pain sans jamais avoir touché un kilo de farine. Ça n’a aucun sens. 

Être une Sorcière ne vous rend pas plus forte.

Bien au contraire, dans les faits. Car savoir manier les énergies et modeler sa vie c’est bien, mais savoir la diriger et avancer avec votre coeur et votre tête, c’est mieux. Pour moi, la vraie force se trouve là. 

Je suis finalement assez attristée de voir tant de femmes fortes s’ignorer au point de se mettre dans des cases qui ne leur correspondent pas. Par épuisement, le plus souvent. Pour se rehausser un peu dans leur propre estime. Un réel travail d’introspection pourrait régler ça. En clair, au lieu de vous fabriquer une identité qui n’est en rien logique et qui finira par vous éclater à la figure, acceptez ce que vous êtes ou non. Ne surfez pas sur des vagues plus grotesques qu’autre chose, qui sont à mon sens néfastes pour votre développement personnel et spirituel. Parce qu’après tout, pourquoi ce que vous êtes au fond serait moins bien que de passer pour une sorcière ? 

Moi ? J’étais sorcière et je suis magicienne. C’était le chemin à faire. Ça me va. 

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